Wonder Boy III, parfaitement remixé

Aaah, Wonder III The Dragon’s Trap… Sans doute mon jeu préféré sur Master System. Je l’avais acheté lors d’un voyage en Angleterre, sans vraiment savoir à quoi m’attendre, donc séduit principalement par la boîte, et le fait que j’avais beaucoup aimé Wonder Boy II auquel j’avais joué chez ma tante parisienne.

Wonder Boy 3 - Master System

Ce jeu, j’y ai joué ce qui dans mes souvenirs semble être un nombre incalculable d’heures. Et, étrangement, alors que la séquence de départ est très claire dans mes souvenirs, je ne me souviens pas avoir fini ou non le jeu.

Quoi qu’il en soit, je fus ravi d’apprendre, il y a quelques mois, qu’une version remasterisée, aux graphismes et à la musique entièrement remis au goût du jour, était en chantier pour PS4, Switch, Xbox One et ordinateurs (Windows, Mac, Linux). Ravi, mais aussi un peu inquiet comme avec tous ces remasters : est-ce que rejouer à ce jeu qui me semblait génial à l’époque ne risque pas d’être décevant, face aux standards de gameplay actuels ?

L’excitation étant supérieure à mon appréhension, j’ai décidé il y a 2 jours de payer les 19€99 demandés par le PSN Store, pour me procurer la version PS4. La conclusion est simple : ce Wonder Boy – The Dragon’s Trap (le « III » a disparu) est le meilleur remaster de jeu de l’époque 8/16 bits que j’ai pu voir à ce jour. La jouabilité d’origine est respectée et pourtant toujours aussi plaisante, les nouveaux graphismes – entièrement dessinés à la main (on croirait voir un dessin animé) – sont magnifiques, et la musique a été réenregistrée avec de vrais instruments à vent et à corde, renforçant le côté épique de l’ensemble. Cerises sur le gâteau : le studio Lizardcube à l’oeuvre (des Français !) a intégré quelques petits bonus : de petites touches d’humour dans les (rares) dialogues avec les commerçants, une galerie de concept arts et dessins (généralement je ne regarde pas ces galeries, mais ici ça vaut vraiment le coup d’oeil), et – idée excellente – la possibilité de passer des anciens graphismes aux nouveaux en un seul bouton, sans interruption de la partie (cf. vidéo ci-dessous). Ceci permet à la fois de retomber en enfance en revoyant les graphismes d’origine, et de réaliser l’énorme et magnifique travail de redesign opéré par Lizardcube.

Cette fois, je me sens bien parti pour enfin finir ce jeu (peut-être que je réaliserai alors, en voyant le boss ultime rendre son dernier souffle, que je l’avais déjà fini à l’époque sur Master System). Vivement d’autres rééditions du même acabit : c’est ce qu’il faut pour que les chefs d’oeuvre du jeu vidéo du passé ne finissent pas par sombrer dans l’oubli.

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