Douze films de Noël, pour toute la famille

Calendrier de l'Avent Geek Dad Power #21

Les vacances de Noël, c’est aussi la saison des pathétiques téléfilms de Noël. Heureusement, la technologie moderne (lecteur de cassette VHS, vidéo-clubs, etc.) nous permet de ne plus être entièrement soumis aux goûts douteux de certains directeurs des programmes. Voici une petite sélection de films de Noël pour toute la famille. Je note chaque film sur les critères suivants :

  • âge minimum conseillé : une indication personnelle totalement non officielle (cf.)
  • multi-générationalité : taux de compatibilité avec des adultes
  • risque de révélation : taux d’indices risquant d’amener l’enfant à se douter de quelque chose quant à l’existence du Père Noël
  • taux de niaiserie : un certain nombre de films de Noël (et notamment beaucoup des téléfilms précédemment cités) dépassent le taux maximal admissible

Je précise que je ne mets pas de films que je n’aime pas dans cette liste. Même avec une note pas terrible, si un film est dans cette liste, c’est qu’il vaut le coup d’œil. L’ordre de la liste est totalement aléatoire.

Avertissement : cet article est une mise à jour de Films de Noël ! Pour enfants ! Mais pas que ! (publié en décembre 2011 et actualisé en 2012). J’ai ajouté plusieurs films et actualisé les notes et commentaires.

Maman j’ai raté l’avion (1990)

La meilleure comédie familiale de Noël. Fin de la discussion.

  • âge minimum conseillé : 5 ans pour bien comprendre l’histoire ; il y a également quelques gros mots et quelques coups de feu (mis en abîme puisqu’ils sont dans un film dans le film)
  • multi-générationnalité : 90%. Ce film est une excellente comédie qui fonctionne aussi bien avec des enfants qu’avec des adultes. Je l’ai vu à 11 ans, je l’ai revu je ne sais combien de fois depuis, je le revois encore chaque année. Les gags me font toujours marrer et le film est très bien construit.
  • risque de révélation : 25%. La scène avec le Père Noël déguisé est bien pensée et ne révèle rien d’autre que le fait qu’il existe de faux Pères Noël, mais qui travaillent pour le vrai. Par contre Kevin parle de cadeaux reçu par sa grand-mère (le pull avec le poussin, qu’il n’a jamais porté de peur de se faire casser la figure).
  • taux de niaiserie : 10%. A part la discussion dans l’église avec le vieux qui fait peur, c’est bon.
  • note : 9/10

Maman j’ai encore raté l’avion (1992)

La suite est presqu’aussi bonne que le premier film. On peut regretter que le scénario soit un peu trop similaire, mais les suites à la hauteur, c’est tellement rare. On retrouve ici avec plaisir Kevin McAllister et les deux casseurs-flotteurs Harry et Marvin, pour une autre aventure qui se déroule à Noël, mais cette fois-ci à New-York. Les gags avec les pièges sont un peu plus cartoonesques que ceux du premier volet.

  • âge minimum conseillé : 5 ans
  • multi-générationnalité : 85%
  • risque de révélation : 20% (l’attention du spectateur est fortement attirée sur le magasin de jouets visé par les cambrioleurs)
  • taux de niaiserie : 10% (à nouveau, c’est la discussion avec le personnage marginal – ici la dame aux pigeons – qui contient la dose de niaiserie du film)
  • note : 8,5/10

Le Pôle Express (2003)

Un des premiers gros films en motion-capture. Techniquement c’est plutôt réussi, et surtout le scénario est très bien pensé. Alors que l’histoire est centrée sur un garçon qui doute de l’existence du Père Noël, les indices sur ces doutes sont suffisamment discrets pour ne pas être relevés par de jeunes enfants. Le film a donc 2 niveaux de lecture, selon qu’on est ou non au courant de la supercherie du Père Noël. Un peu comme quand on revoit Sixième Sens après avoir compris que Bruce Willis est mort depuis le début du film, on peut revoir le Pôle Express après avoir appris que le Père Noël n’existe pas, et découvrir une nouvelle signification au film.

  • âge minimum conseillé : 4 ans
  • multi-générationnalité : 65%
  • risque de révélation : 0% si l’enfant n’a pas de doutes préalables ; 40% s’il se pose déjà des questions (les indices cachés pourraient lui apparaître, et confirmer ses doutes)
  • taux de niaiserie : 25%. Certains personnages comme la fille ou le petit garçon pauvre font augmenter le taux de niaiserie du film. Heureusement, y a Tom Hanks. Et un cameo de Steven Tyler d’Aerosmith, en lutin du Père Noël.
  • note : 7/10

L’étrange Noël de Monsieur Jack (1993)

Très pratique : ce film fait à la fois office de film de Noël et de film d’Halloween. En dehors de cette double-fonction, c’est aussi et surtout la meilleure comédie musicale animée de tous les temps. Tout y est : humour, chansons cools, excellent character-design, scénario malin, pas de niaiserie, réalisation impeccable.

  • âge minimum conseillé : 5-6 ans
  • multi-générationnalité : 99%. C’est juste histoire de pas mettre 100%.
  • risque de révélation : 0%. Toute l’histoire se déroule du côté des personnages fictifs d’Halloween et de Noël, donc aucune allusion n’est faite à la non existence des uns et des autres.
  • taux de niaiserie : 1%. C’est juste histoire de pas mettre 0%.
  • note : 10/10

Voisin contre voisin (2006)

J’ai découvert ce film un peu par hasard. Ce n’est pas un chef d’oeuvre inoubliable, mais c’est une comédie sympathique, qui passe très bien dans une petite sélection de Noël. Le pitch : Danny de Vito et Matthew Broderick sont voisins. Le premier se lance dans l’illumination extérieure de sa maison pour Noël. Evidemment, ça dérange le second. Le film raconte l’affrontement de ces voisins. Voisin contre voisin. C’est le titre du film.

  • âge minimum conseillé : 6 ans. Rien de bien méchant dans le film, mais je pense simplement qu’il n’est pas très intéressant avant 6 ans (compréhension de l’histoire et des gags).
  • multi-générationnalité : 85%. En fait ce n’est pas spécialement un film pour enfants.
  • risque de révélation : 35%. Certaines répliques dévoilent clairement la supercherie, comme quand Matthew Broderick dit à son fils qu’il a déjà acheté le cadeau pour sa mère. Il faut donc essayer de tousser très fort pendant ces quelques passages. Le reste du film ne parle pas vraiment du sujet du Père Noël.
  • taux de niaiserie : 35%. Surtout sur la fin. Surtout quand tous les gens du quartier allument leur écran de téléphone portable parce que l’éclairage de Danny de Vito ne marche plus.
  • note : 6,5/10

Niko le Petit Renne (2008)

Un dessin animé qui s’adresse aux plus jeunes. C’est pas trop mal fait (même si on voit clairement que ce n’est pas du Pixar…), c’est mignon, et les héros sont des bestioles. Dans sa catégorie des films vraiment pour enfants, il s’en sort très bien. Bon par contre ce n’est pas le genre de dessin animé qui marche aussi très bien avec des enfants plus grands ou des adultes.

  • âge minimum conseillé : 2-3 ans
  • multi-générationnalité : 40%. Pas passionnant pour des adultes, qui préfèreront certainement le suivant sur ma liste.
  • risque de révélation : 0%. Une pure fiction qui se déroule dans l’univers du Père Noël, donc absolument aucun risque, au contraire : le dessin animé renforce le mythe.
  • taux de niaiserie : 60%
  • note : 6/10

Gremlins (1984)

Dans Gremlins, Noël est surtout un prétexte (pour que le père de Billy lui offre Gizmo) et un décor, mais c’est suffisant pour que le film soit maintenant clairement associé à Noël. Ce qui est très intéressant avec Gremlins, c’est que c’est un film d’horreur light. Ok, il y a des monstres qui détruisent tout en ville et qui ont des têtes qui font peur, mais dans l’ensemble le film reste assez léger, avec pas mal de situations rigolotes.

  • âge minimum conseillé : 7 ans
  • multi-générationnalité : 100%. A vrai dire, ce n’est pas un film pour enfants compatible avec des adultes, mais plutôt un film pour adultes compatible avec des enfants.
  • risque de révélation :  75%. Premier gros indice : le père de Billy lui offre son cadeau de Noël, on le voit même l’acheter chez le vieux Chinois. Deuxième gros indice : la copine de Billy lui raconte comment son père est mort, coincé dans la cheminée alors qu’il s’était déguisé en Père Noël. Non seulement les indices sont très clairs, mais en plus le 2ème est plutôt glauque (même si c’est très drôle comme histoire).
  • taux de niaiserie : 0%. L’histoire du faux Père Noël qui meure coincé dans la cheminée immunise ce film contre tout soupçon de niaiserie.
  • note : 9/10

La Course au Jouet (1996)

Schwarzenegger à contre-emploi, le petit Jake Lloyd avant qu’il ne devienne Anakin Skywalker, dans une comédie très sympathique, avec même d’excellentes scènes faisant référence aux films d’action dans lesquels joue habituellement Schwarzie (la baston contre les pères noël clandestins dans l’entrepôt, entre autres).

  • âge minimum conseillé : 7 ans
  • multi-générationnalité : 100%. C’est une comédie familiale, avec des gags de différents niveaux, qui ont fait rire aussi bien E. (7 ans) que moi (33 ans).
  • risque de révélation : 80%. C’est le gros problème de ce film, qui le rend incompatible avec certaines tranches d’âge : l’histoire du film est basée sur le fait que ce sont les parents qui achètent les cadeaux.
  • taux de niaiserie : 30%. Pas de problème sur l’ensemble du film sauf sur la fin, qui est très très niaise.
  • note : 7,5/10

Mission Noël – Les aventures de la famille Noël (2011)

Un des rares films d’animation de cette liste, dans lequel la mythologie du Père Noël est remise au goût du jour. Le Père Noël est à la tête d’un commando d’elfes sur-entraînés et se déplace dans un gigantesque vaisseau furtif. La scène d’introduction c’est 24 Heures Chrono version nuit de noël.

  • âge minimum conseillé : 5 ans
  • multi-générationnalité : 100%. Des niveaux de lecture pour tous les âges, c’est un film d’animation vraiment pour toute la famille.
  • risque de révélation : 0%. Le taux pourrait même être négatif : le film apporte des explications à des questions techniques telles que “Comment il fait le Père Noël pour apporter des cadeaux à tous les enfants du monde en une seule nuit ?”, “Comment il fait pour transporter tous les cadeaux dans son traîneau ?”, etc. Ce film peut en fait apporter quelques mois supplémentaires de survie au mythe.
  • taux de niaiserie : 1%. Pas grand chose à reprocher sur ce point. Le grand-père noël qui vide une poubelle chez une petite fille en est une bonne illustration.
  • note : 8,5/10

Noël chez les Muppets (1992)

A ne pas confondre avec Le Noël des Muppets (excellent téléfilm), Noël chez les Muppets est une adaptation du conte Un chant de Noël, de Charles Dickens. Le méchant Scrooge y est interprété par Michael Caine, qui reçoit la visite de l’esprit des Noël passé, présent et futur, avec des Muppets un peu partout.

  • âge minimum conseillé : 5-6 ans
  • multi-générationnalité : 100%. Comme la plupart des créations Muppets, ça s’adresse à tout le monde.
  • risque de révélation : 0%. On ne parle pas du Père Noël dans ce film, et le fait que ça se déroule au XIXème siècle permet de déconnecter l’histoire du monde réel actuel.
  • taux de niaiserie : 20%. L’histoire sur laquelle est basée le film est une histoire classique sur l’esprit de Noël, donc forcément un peu gnangnan, mais la formule Muppets permet de grandement atténuer l’impression de niaiserie.
  • note : 7,5/10

Elfe (2002)

Réalisé par Jon Favreau quelques années avant qu’il ne s’attaque à Iron Man, Elfe – sans être le meilleur film de Noël de tous les temps – présente un atout de taille : c’est un des rares films avec le génial Will Ferrell qui soit adapté aux enfants. Buddy, un enfant humain, est élevé par les lutins du Père Noël. Lorsqu’il atteint l’âge adulte, il décide de retourner à New York, où il se lance à la recherche de son père.

  • âge minimum conseillé : 5 ans
  • multi-générationnalité : 80%. Will Ferrell.
  • risque de révélation : 10%. Une partie du film s’appuie sur le fait qu’il existe de faux Père Noël, et que beaucoup de gens ne croient plus au Père Noël. Mais l’histoire met surtout en avant le fait qu’il existe un vrai Père Noël.
  • taux de niaiserie : 15% (sur la fin uniquement).
  • note : 7/10

Les Cinq Légendes (2012)

En plus du Père Noël, ce film met en scène Jack Frost, autre personnage du folklore hivernal. Malheureusement, Jack Frost est inconnu en France, de même que le lapin de Pâques et la fée des dents, autres personnages principaix. C’est le gros défaut de ce film : sur les cinq légendes, nos enfants n’en connaissent que deux – et encore, le marchand de sable n’est pas au top de l’actualité ces dernières années. En dehors de ce problème de références culturelles, c’est un très bon film fantastique.

  • âge minimum conseillé : 5-6 ans (certaines séquences peuvent faire un peu peur)
  • multi-générationnalité : 60%
  • risque de révélation : 0%
  • taux de niaiserie : 10%. Le Père Noël a des tatouages.
  • note : 7,5/10

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