Studio Ghibli : quel âge pour quel film ?

Totoro !

Les recommandations d’âge officielles : c’est n’importe quoi

Constat de départ : les recommandations d’âge officielles pour les films pour enfants sont souvent à côté de la plaque. Je suppose que comme pour les jeux vidéo, elles sont établies par des robots (ou des humains dont le cerveau a été remplacé par un tableau Excel), sur la base de critères quantifiables du genre « présence de monstres », « présence de violence », « présence de zombies néonazis mangeant des ours en peluche », etc., et non sur la complexité du scénario ou simplement la capacité du film à intéresser un enfant de tel ou tel âge.

Exemple : les recommandations d’âge minimum pour Ponyo sur la falaise et Le Voyage de Chihiro sont de 6 ans pour Ponyo et 3 ans pour Chihiro. Il est pourtant assez évident que Ponyo convient à des enfants plus jeunes que Le Voyage de Chihiro. Non mais 3 ans pour le Voyage de Chihiro, allo McFly, y a quelqu’un là-dedans ?

Ce système conduit donc à des absurdités dans certains cas, et n’est pas très utile quand on cherche à savoir si un film donné peut intéresser un enfant d’un âge donné. Cars 2 par exemple est étiqueté « à partir de 3 ans ». Même à 6 ans, il est pratiquement impossible de comprendre le coeur du scénario de ce film (qui est un film d’espionnage, je le rappelle).

Bon alors comment on fait ?

Dans un élan de générosité, je me suis donc dit que j’allais mettre à disposition du monde mon éminente et implacable capacité à déterminer les âges minimums idéaux pour voir les films. Avec aujourd’hui : les différents dessins animés des studios Ghibli sortis en France à ce jour.

Éléments pris en compte pour établir ce classement :

  • niveau de prise de tête : accessibilité du scénario ou au moins présence d’une sous-histoire capable de captiver le spectateur
  • risque de cauchemars : présence de monstres, fantômes, bonhommes avec des têtes qui font peur, etc.
  • identification : présence d’enfants dans les rôles principaux ; plus l’âge est proche de celui du spectateur mieux c’est
  • doudou instinct : présence de créatures/animaux attachants
  • risque d’ennui (ou de perte de concentration ou d’endormissement) : généralement en raison d’un rythme peu soutenu, de l’absence de scènes d’actions ou d’un scénario peu captivant pour un âge donné
  • le tout est saupoudré d’une impression personnelle plus générale

Finalement tout ça pourrait être positionné sur un super diagramme avec plein de dimensions, et les films positionnés sur ce diagramme, mais j’ai la flemme de le dessiner.

Mon voisin Totoro : à partir de 3 ans

Deux petites filles, Mei et Satsuki, quittent la ville pour s’installer à la campagne avec leur père. Tout les émerveille : la nature, les animaux… et leurs nouveaux voisins… Elles découvrent en effet l’existence de créatures merveilleuses, les Totoro, drôles de personnages au ventre rebondi. Accompagnées de ces gardiens de la forêt, elles vont découvrir des passages secrets dans des arbres géants, voyager en « Chat-Bus » et faire pousser des graines magiques…

  • les Totoro sont pratiquement des peluches vivantes, aucun enfant ne peut résister à ça ;
  • histoire simple et même si on ne la comprend pas, on peut rester scotché devant le film simplement à regarder les Totoro, qui sont assez hypnotiques ;
  • un des personnages principaux est une petite fille de 3-4 ans, l’autre est sa grande soeur qui a à peine une dizaine d’années ;
  • durée raisonnable (1h27).

Ponyo sur la falaise : à partir de 4-5 ans

Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d’une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu’il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l’est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto – un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer – la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sosuke.

  • les deux personnages principaux sont Sosuke, un petit garçon de 5 ans et Ponyo, qui prend l’apparence d’une petite fille du même âge : bonus d’identification +10
  • scénario à plusieurs niveaux de lecture ; les jeunes enfants peuvent se contenter de l’histoire d’amitié entre Ponyo et Sosuke et passer à côté du méga plan de Fujimoto sans que ce soit vraiment un problème ;
  • il y a quelques « monstres » (les grosses vagues avec des yeux) mais rien de bien méchant ;
  • un peu long (2 heures).

Pompoko : à partir de 4-5 ans

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les tanukis, emprunts d’habitudes frivoles, partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. Leur existence était douce et paisible.  Mais le gouvernement amorce la construction de la ville nouvelle de Tama. On commence à détruire fermes et forêts. Leur habitat devenu trop étroit, les tanukis jadis prospères et pacifistes se font la guerre, l’enjeu étant de conserver son bout de territoire. Efforts dérisoires car la forêt continue de disparaître… Les humains, avec qui ils ont appris à cohabiter, font preuve d’un expansionnisme inexpliqué. Les chefs de clans coordonnent la riposte. Un plan est établi sur cinq ans : le temps pour les animaux d’étudier les humains et de réveiller leur pouvoir de transformation. Il va falloir tenter d’effrayer les humains en évoquant peurs et superstitions. Les solutions les plus farfelues sont expérimentées…

  • scénario relativement simple ; le fil conducteur est clair, il y a un début, un objectif à atteindre, et entre les deux différentes étapes qui s’enchaînent logiquement ; après tout c’est pratiquement un film de guerre, le Vietnam en moins.
  • film le plus humoristique du studio Ghibli, avec des gags assez simples d’accès ;
  • les héros sont des animaux mignons avec des fourrures et tout !
  • quelques créatures du folklore japonais et une ou deux scènes qui peuvent faire un peu peur (notamment le défilé des monstres dans la ville), mais ça reste quand même tranquille dans l’ensemble.

Le Royaume des Chats : à partir de 5 ans

Haru, une collégienne au comportement instable, sauve par hasard un chat d’un accident de la circulation. Ce qu’elle ignore, c’est que le félin n’est autre que le fils du puissant roi des chats. Cette rencontre va complètement bouleverser le cours de son existence. Dans son aventure, trois personnages vont se révéler des amis précieux : le très élégant Chat Baron, Mouta, un gros matou errant, et le corbeau Toto.

  • scénario simple mais il faut quand même suivre, non mais ; 
  • tout enfant normalement constitué aime bien les chats ;
  • le plus court des films du studio Ghibli à ce jour (1h14) ; très bien pour des enfants qui ont du mal à rester 1h45-2h00 devant le même film

Kiki la Petite Sorcière : à partir de 5 ans

A l’âge de treize ans, une future sorcière doit partir faire son apprentissage dans une ville inconnue durant un an. Une expérience que va vivre la jeune et espiègle Kiki aux côtés de Osono, une gentille boulangère qui lui propose un emploi de livreuse.

  • histoire assez simple
  • l’héroïne est une petite fille
  • il n’y a pas Voldemort pour faire flipper tout le monde
  • il y a un petit chat, Jiji !

Arrietty, le petit monde des chapardeurs : à partir de 5-6 ans

Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs. Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés. Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…

  • scénario simple, mais rythme assez lent qui peut perdre en route de jeunes spectateurs habitués à vivre à 100 à l’heure. Un peu comme Totoro, c’est un film dans lequel il ne se passe finalement pas énormément de choses, plutôt basé sur l’ambiance et la découverte des personnages
  • le côté miniature, avec les objets des humains utilisés par les chapardeurs, est assez amusant pour des enfants

Le Château dans le Ciel : à partir de 5-6 ans

Retenue prisonnière par des pirates dans un dirigeable, la jeune Sheeta saute dans le vide en tentant de leur échapper. Elle est sauvée in extremis par Pazu, un jeune pilote d’avion travaillant dans une cité minière. Les pirates leur donnent la chasse. Au terme d’une course-poursuite effrénée, Sheeta se confie à Pazu, lui avouant qu’elle est la descendante des souverains de Laputa, la cité mythique située dans les airs. Elle est par conséquent la seule détentrice du secret de Laputa que le chef des armées, le cruel Muska, cherche à percer.

  • scénario assez classique, avec des gentils et des méchants bien identifiés, qui s’affrontent pour trouver un château (dans le ciel)
  • les héros sont deux enfants d’une dizaine d’années
  • bien rythmé, décors variés, nombreuses scènes d’action
  • attention, ça dure quand même 2 heures.

Le Voyage de Chihiro : à partir de 6-7 ans

Chihiro, une fillette de 10 ans, est en route vers sa nouvelle demeure en compagnie de ses parents. Au cours du voyage, la famille fait une halte dans un parc à thème qui leur parait délabré. Lors de la visite, les parents s’arrêtent dans un des bâtiments pour déguster quelques mets très appétissants, apparus comme par enchantement. Hélas cette nourriture les transforme en porcs… Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se retrouve seule dans cet univers fantasmagorique elle rencontre alors l’énigmatique Haku, son seul allié dans cette terrible épreuve…

  • scénario à plusieurs niveaux ; les enfants peuvent se contenter de l’histoire de Chihiro perdue dans le château, tandis que les plus grands s’interrogeront sur l’identité du mystérieux Haku ;
  • l’héroïne est une petite fille de 10 ans ;
  • il y a pas mal de créatures et personnages dont l’aspect peut faire un peu peur ; en même temps, certains personnages au look étrange sont finalement super sympas, donc pourquoi pas.
  • le film est assez long (2 heures).

Souvenirs de Marnie : à partir de 6-7 ans

Adolescente solitaire, Anna a perdu ses parents très jeune, et vit en ville avec ses parents adoptifs. Lorsque son asthme s’aggrave, sa mère adoptive l’envoie chez des parents, les Oiwa, qui vivent près de la mer dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Pour Anna, c’est le début d’un été d’aventures qui commence par sa découverte d’une grande demeure construite au coeur des marais, non loin du village. Même si elle semble avoir quelque chose de familier pour elle, La Maison des Marais, comme l’appellent les villageois, est inhabitée depuis bien longtemps. Et c’est là-bas qu’elle va faire la rencontre d’une étrange et mystérieuse fille : Marnie…

  • bien que le fond de l’histoire et l’ambiance soient globalement assez réaliste, la mystérieuse Marnie et son manoir apporte une touche de fantastique bienvenue, qui manquait dans certaines des dernières productions Ghibli, et qui est plutôt attirante pour de jeunes spectateurs ;
  • les principaux personnages, Anna et Marnie, sont de jeunes adolescentes, auxquelles les enfants mêmes jeunes peuvent s’identifier ;
  • pas de personnage ni de scène réellement effrayants, à part peut-être l’orage dans le vieux moulin ; pas de monstres ou de sorcières en tout cas ;
  • le dénouement est subtilement présenté mais fait une grosse partie de l’intérêt du film, il faudra donc peut-être aider les plus jeunes spectateurs à le comprendre ;
  • le film est un peu moins long que la plupart des Ghibli (1h43).

 

Sortie cinéma : Le Conte de la Princesse KaguyaLe Conte de la Princesse Kaguya : entre 6 et 10 ans

Adapté d’un conte populaire japonais « Le couper de bambou », un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, « la princesse lumineuse », est découverte dans la tige d’un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main.

  • Le rythme très lent et le dessin dépouillé peuvent être ennuyeux pour des enfants trop jeunes
  • Mais l’histoire, un conte, est simple et accessible. Pratiquement aucune violence, aucune scène effrayante.
  • Pour les enfants patients et habitués à l’ambiance Ghibli, ça peut fonctionner à partir de 6 ans
  • Pour les autres, je recommande plutôt environ 10 ans, pour apprécier sans s’ennuyer

Porco Rosso : à partir de 7 ans

Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire, vit dans le repaire qu’il a etabli sur une ile deserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

  • l’histoire d’amour impossible de Porco Rosso n’est pas forcément des plus captivantes pour de très jeunes enfants
  • par contre les scènes d’action avec les avions peuvent plaire
  • ceci dit, dans l’ensemble il y a peu d’éléments accrocheurs pour de jeunes enfants (d’ailleurs les protagonistes sont des adultes)
  • d’où ma recommandation à partir de 7 ans (risque d’ennui avant)

Princesse MononokéPrincesse Mononoké : à partir de 7-8 ans

Au XVe siècle, durant l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Touché par le sanglier qu’il a tué, celui-ci est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras.

  • scénario assez accessible, mais il faut suivre
  • le loup géant chevauché par Mononoké et certaines créatures de la forêt (notamment le sanglier démon du début du film) peuvent impressionner, de même que la blessure/malédiction que porte le héros au bras
  • assez long (2h15)

Le Château Ambulant : à partir de 7-8 ans

La jeune Sophie, âgée de 18 ans, travaille sans relâche dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lors de l’une de ses rares sorties en ville, elle fait la connaissance de Hauru le Magicien. Celui-ci est extrêmement séduisant, mais n’a pas beaucoup de caractère… Se méprenant sur leur relation, une sorcière jette un épouvantable sort sur Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans. Accablée, Sophie s’enfuit et erre dans les terres désolées. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s’y fait engager comme femme de ménage. Cette  » vieille dame  » aussi mystérieuse que dynamique va bientôt redonner une nouvelle vie à l’ancienne demeure. Plus énergique que jamais, Sophie accomplit des miracles. Quel fabuleux destin l’attend ? Et si son histoire avec Hauru n’en était qu’à son véritable commencement ?

  • même pour des adultes, le scénario n’est pas évident à suivre ;
  • heureusement, c’est visuellement très riche et il se passe beaucoup de choses, ce qui permet de garder l’attention de jeunes spectateurs faciles à déconcentrer ;
  • quelques passages peuvent impressionner, notamment la transformation de Hauru en Dark Hauru ;
  • par contre le côté magique, à commencer par le château qui marche et dont la porte peut s’ouvrir sur différents endroits, a de fortes chances de plaire ;
  • le feu qui parle fait office de mascotte mignonne rigolote ;
  • attention, le film dure 2 heures

Nausicaä de la vallée du vent : à partir de 7-8 ans

Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les « sept jours de feu », une poignée d’humains a réussi à survivre dans une vallée protégée par le vent. Ce peuple agricole est pourtant menacé par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l’ampleur, forêt où seuls survivent des insectes géants et mutants. Ces quelques survivants voient un jour leur roi bien aimé assassiné et leur princesse Nausicaä faite prisonnière. Or cette dernière, sensible à la nature et à l’écosystème, est seule capable de communiquer avec les mutants…

  • quelques longueurs pendant lesquelles des enfants trop jeunes risquent de décrocher
  • bonus de +10 pour les spectateurs fans de science-fiction
  • assez long (presque 2 heures)

Les Contes de Terremer : à partir de 7-8 ans

Les aventures du jeune Arren, prince du royaume d’Enlad, qui va s’allier aux forces du grand magicien Epervier, pour rétablir l’équilibre du monde rompu par une sorcière maléfique. Dans le combat qui s’annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille. Ensemble, ils dépasseront leurs peurs et uniront leurs destins pour mener le plus fascinant des voyages.

  • le rythme du film n’est pas très soutenu, pas génial pour captiver des enfants trop jeunes
  • même des adultes peuvent décrocher, par moments
  • bon en fait, c’est le moins bon Ghibli parmi les dernières créations du studio
  • bonus de +2 dés de combat pour les spectateurs particulièrement intéressés par l’heroic-fantasy
  • il faudrait que je le revois pour avoir un avis plus précis, mais là tout de suite ça me dit rien. Je crois que je vais attendre que E. (6 ans) ait 7-8 ans.

La Colline aux Coquelicots : à partir de 8 ans

Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer… Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier… Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

  • le problème de la Colline aux Coquelicots est un peu le même que pour Omoide Poroporo (ci-dessous) : le film ne contient rien de choquant ou d’effrayant, ni même de très compliqué à comprendre. Mais l’histoire, réaliste et « easy-listening », ne présente pas un très grand intérêt pour des enfants.
  • je mets quand même un petit bonus par rapport à Omoide Poroporo du fait de la présence d’enfants dans les premiers rôles (enfin, c’est plutôt des ados mais bon)

 

Le vent se lève : à partir de 8-9 ans

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

  • un film assez long (121 minutes), au rythme parfois assez lent malgré quelques scènes plus agitées
  • le film reste une histoire d’amour entre adultes, qui s’étend sur une période assez longue, avec une majorité d’éléments réalistes (seuls les rêves de Jiro donnent à voir des séquences fantasmagoriques à la Ghibli). Il peut être vu par des enfants plus jeunes que 8 ans (U. l’a vu à 5 ans), mais il est peu probable qu’ils soient très intéressés. L’attrait pour un jeune public dépend à mon avis beaucoup de l’intérêt ressenti pour les avions, qui constituent la toile de fond de l’histoire.

Si tu tends l'oreilleSi tu tends l’oreille : à partir de 9 ans

Shizuku Tsukichima, une collégienne de 14 ans, est une une jeune fille rêveuse et passionnée par les romans et les contes. Elle emprunte souvent des livres à sa bibliothèque. Mais un jour, sur les fiches d’emprunt des romans, elle remarque qu’un mystérieux Amasawa Seiji lit exactement les mêmes ouvrages avant elle. Surprise, Shizuku veut en savoir plus sur cet inconnu. Elle fait alors par hasard la connaissance d’un jeune garçon qu’elle trouve tout d’abord très exaspérant… quelle n’est pas surprise lorsqu’elle découvre qu’il s’agit de Amasawa Seiji. Mais ses sentiments envers lui vont vite changer, et il va l’aider à prendre conscience de son talent d’écrivain…

  • une histoire d’amour entre adolescents, pas forcément passionnante pour de jeunes spectateurs, qui peuvent regarder le film (parfaitement kid safe) mais risquent de s’ennuyer, d’autant plus que le rythme est assez lent ;
  • ce qui a sauvé le film lors du visionnage par U. (5 ans) et E. (10 ans), c’est la présence répétée d’un gros chat noir ;
  • ne vous laissez pas tromper par la jaquette du blu-ray, ce n’est pas une suite ou un prequel du Royaume des Chats : l’histoire se déroule dans le monde réel, seule une séquence rêvée apporte une dose de fantastique.

 

Omoide Poroporo – Souvenirs goutte-à-goutte : à partir de 10 ans (voire plus)

Taeko, une jeune citadine de 27 ans, part en vacances à la campagne dans la famille de son beau-frère. Laissant derrière elle ses préoccupations professionnelles, elle se laisse submerger par des souvenirs de son enfance, des anecdotes survenues en 1966 alors qu’elle n’avait que onze ans.

  • le moins adapté aux enfants de tous les films Ghibli, pas à cause de trucs qui font peur ou d’histoires alambiquées, mais parce que l’histoire et le thème principal de la nostalgie ne sont pas super parlants pour pour des enfants ;
  • un rythme assez lent et un film assez long (1h58).

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39 réponses

  1. Spectembre dit :

    Pas tout à fait d’accord pour Mononoke, qui est quand même pas mal violent, ou du moins l’est implicitement, et puis, y’a quelques passages bien marquants (entre les types à moitié morts dont s’occupe dame Ebochi (ça s’écrit comme ça ? Disons que oui), le sanglier qui pour le coup est pas mal avec toutes ses pustules et tout…Et la toute fin avec l' »Esprit de la forêt », qui se fait décapiter et se transforme en un truc euh, chelou), pas sûr que ça puisse plaire sans trop heurter au préalable (mais c’est justement ça, le côté plaisant, étant adultes forcément, on préfère si on aime l’Anime, quelque chose d’assez mature et avec lequel on peut avoir une distance. Mais sinon, c’est vrai que les classements par âge sur les jaquettes ou sites de ciné sont dressés par des abrutis. D’ailleurs, dans le jeu vidéo, c’est pareil. Ca m’a bien fait rire de voir « Sing Star-Chépluquelthème » interdit aux moins de 16 ans…Y’a des hymnes du Reich dedans ou quoi ?
    (Désolé pour la longueur de ce com, mais, ben j’avais envie et rien d’autre à faire, là.)

    • Stéfan dit :

      Tu as sans doute raison pour Mononoké, à vrai dire ça doit être un de ceux que je n’ai pas vu depuis le plus longtemps, et j’avais un peu oublié les scènes dont tu parles. D’ailleurs inconsciemment j’ai peut-être déjà fait cet ajustement car je ne l’ai pas encore montré à mon fils E. (6 ans).
      Je vais probablement corriger et ajouter 1 ou 2 ans.

      Sing Star interdit aux moins de 16 ans : je suppose qu’il doit y avoir au moins 1 gros mot dans 1 chanson, et comme le système a l’air assez mathématique, dès qu’il y a un élément vulgaire/violent, hop ça y est le jeu est classé interdit aux moins de 16 ans, même si 99,99% de son contenu est parfaitement compatible avec la morale publique.
      D’ailleurs pour éviter ce classement qui peut réduire les ventes, Guitar Hero et Rock Band censurent les textes des chansons, en remplaçant purement et simplement les « shit » et « fuck » par des blancs. Pas très rock’n’roll tout ça…

  2. mzelle dit :

    Bonjour,

    Comme Spectembre, je ne suis pas trop d’accord sur quelques classifications : Mononoke : ma fille a 6 ans et elle ne regardera pas mononoke avant 8 ans au moins. Idem pour Chihiro, dont une des premieres scene voit transformer les parents de la petite fille en cochons. Sans parler des monstres angoissants. Idem, pas avant 8 ans.

    Par contre, le chateau ambulant est compréhensible à partir de 5 ans, sous reserve que les parents expliquent bien. Et la scene qui peut faire peur est celle ou Haru se laisse « mourir » et est tout gluant. mais dans l’ensemble, je l’aurais mis à 5-6 ans 🙂

    • Stéfan dit :

      Pour Mononoké, en fait je suis d’accord avec vous deux, en y repensant. Je pense que je le montrerai à E. (6 ans) d’ici 1 an. Par contre je lui ai montré Chihiro il y a 2-3 mois (il avait donc pile 6 ans et demi), et à part la scène des cochons, il n’y a pas grand chose de vraiment angoissant. Après, tout dépend des autres films/dessins animés vus avant, il y a une progression, c’est sûr qu’on ne passe pas de Winnie l’ourson à Chihiro sans étapes intermédiaires. Mais pour un enfant qui a vu les 1 ou 2 premiers Harry Potter, je pense que Chihiro passe sans grand problème.

      Pour le Chateau Ambulant, je vais essayer de le revoir. Il me semblait que c’était un des plus compliqués (voire le plus compliqué).

      Quoi qu’il en soit, merci pour vos commentaires, l’objectif de cet article n’était évidemment pas de fixer des âges avec lesquels tout le monde est d’accord, mais plutôt de montrer que les classifications « officielles » n’ont pas vraiment de sens, et d’essayer d’affiner un peu. Mais il reste une marge d’erreur évidente !

  3. Stéfan dit :

    Mise à jour 01/02/12 :
    – ajout de la colline aux coquelicots
    – modification de l’âge conseillé pour Princesse Monoké

  4. oui vous avez raison de dire que les âges proposé pour le cinéma n’est pas vraiment adapté … surtout lié à la position dominante du cartel cinéma qui gagne à faire croire qu’un enfant puisse voir ces films
    on s’est donné les moyens de traiter un maximum de film
    on a fait les Ghibli
    http://www.presences.online.fr/video/videofilmindexghibli.html
    de toute façon les long métrages c’est pas vraiment pour les enfants

    • Stéfan dit :

      Merci pour votre commentaire, mais vous écrivez : « Les longs métrages c’est pas vraiment pour les enfants »

      Ben, dans ce cas pourquoi avez-vous créé un site sur les films pour enfants ? Avec une rubrique intitulée « longs-métrages », qui est d’ailleurs bien fournie ?

      Personnellement je ne vois pas pourquoi les enfants ne pourraient pas regarder des longs-métrages. Il est clair que jusqu’à 3-4 ans, un enfant aura du mal à rester en place devant un film d’une heure, une heure et demi ou plus. Mais après, pour peu que l’histoire lui plaise et que le contenu soit adapté, je ne vois pas vraiment quels seraient les obstacles…

    • Stéfan dit :

      J’ai jeté un coup d’oeil à quelques unes des fiches sur votre site. Je trouve les analyses bien faites (gros boulot d’écrire tout ça pour autant de références, bravo) et sur les 2 ou 3 exemples que j’ai regardés, je suis d’accord avec vous. Mais du coup je comprends encore moins pourquoi vous dites dans le commentaire ci-dessus que les longs-métrages c’est pas pour les enfants…

  5. Stéfan dit :

    Bon, je corrige. J’ai lu d’autres fiches, et finalement je crois qu’en moyenne je suis plutôt en désaccord avec vous. Sur les Ghibli on est à peu près ok, par contre recommander les Star Wars à partir de 12 ans, E.T. à partir de 11 ans, Real Steel 13 ans, Un été avec Coo 11 ans, Dragons 10 ans… Je trouve que c’est un peu tard pour découvrir tous ces films qui sont assez inoffensifs.

    • Daegalen dit :

      bonjour,

      je viens de tomber sur votre site qui me plaît bien, étant papa de 2 enfants de 6 et 8 ans.
      J’étais déjà tonber sur le site Présence-online, qui me paraît hyper strict sur les classements.
      Quand j’ai lu que Goldorak était déconseillé au moins de 10 11 ans j’ai vite arrêté de lire.
      Par contre votre classement est bien mieux, excepté pour Mononoké, que je n’aurai clairement pas montré à des enfants de moins de 10 ans. Je suis pas sûr que les ennemiss qui se font tuer dans des gerbes de sang plaisent à des enfants de huit ans sans qu’il en reste des traces.
      Ce film vise plus des ados que des petits.

      • Stéfan dit :

        Bonjour,
        Merci pour ce commentaire.
        Très clairement, Mononoké est celui sur lequel j’ai le plus de doutes dans mon classement, car je ne l’ai pas revu depuis très longtemps (c’est le 1er Ghibli que j’ai vu, ça doit faire une dizaine d’années). Je ne me souviens pas de ces scènes sanglantes. Il faudrait que je le revois intégralement pour donner un avis plus sûr.

        • Tahiri dit :

          Ma fille l’a vu à 4-5 ans. A 11ans et demi elle dort bien et n’a tué personne, donc je valide.

          • Stéfan dit :

            En fait je me demande s’il n’y a pas une zone à risque un peu plus élevé entre 4-5 ans (trop jeune pour réaliser que les scènes violentes sont violentes) et 10 ans (assez vieux pour digérer les scènes violentes). Aux alentours de 7-8 ans, j’ai l’impression qu’un enfant est plus facilement impressionnable par certaines scènes car il comprend bien ce qui se passe mais il n’est pas encore en mesure de prendre du recul.

            Exemple extrême : montrer Seven à un enfant de 2 ans est à mon avis moins risqué que le montrer à un enfant de 9 ans.

        • Daegalen dit :

          Bonsoir,

          alors j’avais un peu exagéré. Dabs mes souvenirs il y avait des gerbes de sang, mais non, que nenni. Par contre, il y a bien des amputations de membres, des décapitations, et des scènes assez soutenues pour des enfants (pour les miens en tout cas). Pour Mononoke, je mettrai 10 ans, pas moins.
          Et effectivement, le montrer à des enfants de moins de 5 ans n’est pas utile. Les images ne vont peut-être pas les choquer, mais l’histoire va lui passer largement au-dessus.

          Voili voilou, bonne soirée à tous.

          • Tahiri dit :

            Stéfan a raison, un bon exemple est « Nightmare before christmas », qui n’effraye pas les enfants de 3-4 ans, mais fait +flipper à 7 ans, quand on a assimilé les codes de ce qui est censé faire peur (le noir, les fantomes, les vampires, etc..).
            Concernant Mononoké, je trouve pas qu’il soit déconseillé de le montrer aux petits, même si les détails de l’histoire vont leur passer au dessus de la tête (honnêtement je m’en rappelle plus, et si ça se trouve je suis passé à coté de certaines choses aussi) y’a un climat global qui est trop rare dans des films jeunesse, une ambiance qui peut les accrocher grave, et une héroïne comme pas deux.

  6. Manu dit :

    Salut !

    Ton article est utile et sympa, j’ai souri plusieurs fois en le lisant. Je viens de regarder Mon voisin Totoro avec ma fille de 3 ans et c’était génial, elle a accroché à fond et a tenu le film en entier. L’âge de l’héroïne y est pour beaucoup, il y a de nombreuses scènes avec le point de vue d’un jeune enfant sur l’environnement quotidien, la nature, la vie de tous les jours : les petits recoins cachés, cueillir un légume, les glands, les têtards et surtout, surtout… un escargot dans un plan fixe !!! « Oh un escargot ! » Je vais essayer Ponyo et Kiki je pense, un peu tôt peut-être, on verra.

    Je me suis posé la question de l’âge minimum pour les films de Miyazaki, je suis instit et je les montre souvent à mes élèves avant les vacances. Gros succès à chaque fois. J’ai montré Le château ambulant et Le voyage de Chihiro à des cp 6/7 ans, Princesse Mononoké en fin de CE1 7/8 ans, c’est bien passé. Certaines scènes de Chihiro sont impressionnantes symboliquement ( le tunnel au début comme passage vers l’au-delà, le monde des esprits et bien sûr la transformation des parents que l’on a analysé ensuite ). Pour Mononoké les gamins n’ont pas compris que les protégées de dame Ebochi sont des prostituées ( ouf ) par contre ils ont bien capté la décapitation d’un soldat par une des flèches du héros… :S mais ces films sont tellement riches que les séances valaient vraiment le coup : les gamins sont scotchés, je l’impression qu’ils sentent bien que ce ne sont pas des films ordinaires.
    A+

    • Stéfan dit :

      Merci pour ton commentaire ! Pour une petite de 3 ans qui a accroché sur Totoro, je te conseille Arrietty, j’ai noté 5-6 ans mais c’est certainement parce que j’ai des garçons et qu’il n’y a finalement pas beaucoup d’éléments attirants pour des garçons dans ce film. Par contre je pense que ça peut plaire davantage aux filles, déjà parce que le personnage principal est une fille (enfin bon c’est souvent le cas dans les Ghibli) mais aussi par le côté miniature, qui fait un peu penser à des maisons de poupées (dont il est d’ailleurs question dans le film).

      Ponyo je pense qu’il y a quelques séquences un peu impressionnantes qui peuvent faire peur, mais ça peut être compensé par tout le reste qui est vraiment bien pour des tout petits.

      Excellent de montrer ces dessins animés en classe ! On se rend compte quand on discute avec d’autres parents que finalement, malgré les critiques très positives qui accompagnent chaque sortie d’un nouveau Miyazaki et malgré les progrès faits sur la distribution en France, ces films restent très très loin des Disney en termes de notoriété. Du coup comme pas mal de parents ne connaissent pas, ou pensent que ce n’est pas aussi adaptés que des Disney pour les enfants, ils ne leur montrent pas et ne les regardent pas eux-mêmes, donc ne peuvent pas se rendre compte que c’est très bien. C’est un peu le cercle vicieux dont on ne peut jamais sortir… sauf si les enfants ont l’occasion de découvrir ces films par un autre biais que le cercle familial… par exemple à l’école (ou chez des copains) !

  7. Estelle dit :

    Un grand merci pour votre site web car j étais perdue avec ma petite fille de 3 ans, finalement j ai suivi vis conseils et elle adore Totoro, elle le réclame tout le temps ainsi que Ponyo.
    J ai également un fils de 8 ans, je pense lui avoir montre Princesse Mononoke à maximum 6 ans ou pil 6 ans car dans mon souvenir c était de loin le meilleur !
    Bon j avoue lol que moi aussi je me suis dit c est limite à 6 ans et je ne me souvenais pas non plus des scènes trop violentes …. N empêche que mon fils n est pas mort de l avoir vu…7 ans c est bon en tout cas mais tout dépend de l enfant.
    Quand on regarde Shrek ou Toy Story on peut quand même se demander si ces films ne sont pas pour adultes, 80% des blagues ne sont pas compréhensibles pour les enfants et pourtant on emmène nos enfants sans pb.
    Vive les Myiazaki !!!! Et encore merci pour ce site archi utile 😉

    • Stéfan dit :

      De rien, merci pour ce témoignage !

      On attend maintenant les 2 prochains Ghibli (http://www.geekdad.fr/2012/11/ghibli-2013-deux-films/) ; vu les sujets je pense qu’il y en a qui sera adapté pour des enfants très jeunes (l’adaptation du conte du coupeur de bambous), et un plutôt à partir de 7-8 ans (celui sur le type qui a conçu le chasseur Zero utilisé pendant la 2ème guerre mondiale). Bien entendu tout ceci est à confirmer une fois qu’on aura pu voir les films, peut-être dès 2013.

  8. Stéfan dit :

    En ce moment sur Amazon : 3 DVD Ghibli pour le prix de 2 : http://www.amazon.fr/gp/feature.html/?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&docId=1000608383&linkCode=ur2&tag=geekdad-21 (jusqu’au 3 février 2013) – code promotionnel 2GHIBLI1

  9. Roc dit :

    Mon frère de 3 ans a regardé avec moi le Château dans le Ciel, en lui expliquant l’histoire, il a adoré ! Voir que des personnages a priori méchant puissent devenir gentils, tels que les robots et les pirates est une bonne chose. Et le rythme est entraînant. L’âge pour un film dépend beaucoup de chaque enfant, après quand on est pas sûr, principe de précaution !

  10. Elise dit :

    Mes loulous (5 et 7 ans) sont fous de Totoro, qu’on a bien du voir une cinquantaine de fois. Ils connaissent les dialogues par coeur.

    Ils ont aussi vu Ponyo plusieurs fois.

    Ils n’ont pas accroché au Royaume des chats, ni à Pompoko. Du tout.

    Ma fille aime beaucoup Arrietty. Moins mon fils.

    Kiki, ils ont bien aimé, sans plus. Plutôt ma fille.

    On a regardé 1 fois Le chateau ambulant. Trop long. Ils n’ont pas bien compris je pense.

    Chihiro, je n’ai pas encore tenté, mais j’ai bien envie maintenant.

    Merci pour tes avis, c’est très intéressant !

  11. oxi dit :

    bonjour,
    Les ages que tu recommandes me paraissent tout a fait raisonnables et je dirais même en mère inconsciente que je suis mon premier avait déja vu chihiro et mononoké avant 7 ans. Je dois dire que les 2 seules questions que je me suis posées sont : « va t il comprendre? » et « le film est t il trop long? »
    La question que je me pose est a laquelle ton article ne repond pas est pour le tombeau des lucioles
    Je sais maintenant avec l experience que je suis trop laxiste sur les « pegi » je m en remet donc a ton jugement qui me parait juste et qui m evitera des debats sterile avec d autres moins ouverts
    D ailleurs 7 ans c est parfait pour le seigneurs des anneaux ;p

    • Stéfan dit :

      Pour le tombeau des lucioles (qu’il faut effectivement que j’ajoute – je croyais que ce n’était pas une production Ghibli !) : en âge minimum je conseillerais environ 11 ans, c’est un excellent film mais je pense que pour des enfants trop jeunes, ça peut être un peu ennuyeux (sans parler de la tristesse infinie de l’histoire). Ceci dit je l’ai vu il y a plusieurs années, faudrait le revoir.

  12. Laurent Valentin dit :

    Bravo à toi pour cet article (que je me permets de partager sur ma page FB) !!!

    Ma fille (3 ans) a regardé Totoro des étoiles plein les yeux !!!

  13. Stéfan dit :

    Ajout du Conte de la Princesse Kaguya. Pas facile d’identifier un âge minimum, car le film est inoffensif donc peut être vu très jeune, mais également très lent, assez long et assez dépouillé, donc difficile à apprécier si on n’est pas habitué. Je pense que c’est donc très dépendant des enfants, et que ça peut marcher entre 6 et 10 ans, selon les cas.

  14. Emilie dit :

    Merci pour toutes ces informations qui sont d’une grande aide !
    Bonne continuation !

  15. MC dit :

    Bonjour.
    Je suis maman de 2 p’tits gars (3 et 5 ans), instit, la trentaine largement entamée, et fan de Miyazaki.

    A ce jour, mes enfants on vu Kiki la p’tite sorcière, Ponyo et une bonne quinzaine de fois jTotoro (… suis toujours impressionnée que les enfants (les miens, ceux des copains, les élèves) accrochent autant à un film d’animation au rythme si lent.).
    En cela, je rejoins vos estimations d’âge.

    Par contre, je me suis toujours refusée à montrer princesse monoké ou le voyage de chihiro en classe et je n’apprécierais vraiment pas qu’un collègue le fasse avec mes enfants.
    Ces films comportent des scènes fortes, marquantes, dérangeantes. Les – rares il est vrai- élèves de CM qui les avaient vu ne souhaitaient d’ailleurs pas les revoir en classe. Peut-être en avaient-ils mieux saisi le sens que les élèves ce CP-Ce1 du collègue qui s’est exprimé un peu plus haut ?
    Mes enfants ne verrons pas ces films avant 11 ans.

    • Stéfan dit :

      Bonjour MC. Merci pour cet avis. Je pense qu’il faut bien distinguer la posture du parent et celle de l’enseignant. C’est complètement différent. Un enseignant qui montre un film en classe doit prendre en compte l’élève le plus sensible, et dimensionner les limites de la classe pour lui. Alors qu’un parent n’a que la sensibilité de son enfant à prendre en considération. Nécessairement, les limites pour des films en classe devraient être plus strictes que dans le cadre familial.

  16. Fred T. dit :

    Je viens de découvrir votre site qui est excellent. J’ai hate de montrer ces films à ma fille de 3 ans et demi, meme si on va devoir attendre un peu qu’elle grandisse. J’ai pas vu la moitié de ces films non plus, donc tout le monde sera gagnant.

  17. oia dit :

    Un grand merci pour les conseils (je trouve les critères de classement définis très convaincants!)! Je commence tout juste à découvrir l’oeuvre de Miyazaki (j’avoue qu’avant d’avoir des enfants je fuyais un peu les films d’animation et même si j’étais bien consciente que les Miyazaki étaient à classer à part ils avaient eux aussi souffert de ce préjugé…) et je voulais profiter d’une oeuvre actuelle dans une grande enseigne (prix très intéressants sur les DVD Ghibli) pour y mettre toute la famille, mais j’étais un peu désarçonnée, ne sachant quoi choisir. Comme mes enfants ont 4 ans, je vais me lancer dans Totoro, Ponyo et peut-être Kiki la sorcière (absent au classement je crois mais j’ai vu un commentaire qui laissait entendre qu’on pouvait le regarder à 4ans). je me réjouis d’avance ! Merci encore pour vos lumières !

    • Stéfan dit :

      Totoro est parfait pour commencer, surtout à 4 ans. Je pense qu’il vaut mieux le voir avant Ponyo : il est à la fois moins impressionnant, plus court, et avec un rythme plus lent. Et Totoro est super attachant pour les enfants, avec son look de grosse peluche !

  18. oia dit :

    Oups ! Kiki était bien dans l’article !! Je l’avais zappé !

  19. oia dit :

    Merci pour la précision! Je vais suivre vos conseils à la lettre !

  20. Hello,
    Sympa ce classement mais je pense que cela dépend des enfants car ma fille a regardé le Voyage de Chihiro il y a quelques semaines (elle a 3 ans et demi) et elle a adoré… Elle me l’a demandé de nombreuses fois du coup (on l’a vu presque 10 fois). C’est vrai qu’elle m’a demandé plus de détails sur ‘la sorcière a transformé les parents de Chihiro en cochons’ mais ça ne l’a pas traumatisé. Pas plus que certains Disney où les parents décèdent. J’ai enchainé sur Le Château Ambulant et elle a aimé aussi… Par contre Totoro elle n’a pas aimé (il ne se passe rien, c’est trop gnan-gnan du coup)…

    • Stéfan dit :

      Merci beaucoup pour ce retour, Chouchou, qui illustre une nouvelle fois qu’il n’y a pas « un » âge recommandé, mais « des » âges. Un élément perturbant pour un enfant ne le sera pas du tout pour un autre, sans qu’on ne puisse y trouver d’explication vraiment logique.
      Le but de l’article est finalement surtout de donner des envies d’y réfléchir, de ne pas se fier qu’aux recommandations officielles parfois absurdes, et de rappeler qu’il n’y a pas que les Disney qui sont bien pour les enfants.

      Voir aussi cet article, sur mon avis général concernant les âges minimum pour les films : http://www.geekdad.fr/2014/11/principes-age-conseilles-films/

  21. J dit :

    Merci pour ce coup de pouce de dad à dad. Pas facile d’échapper à disney, et dès qu’on sort des formats américains on tâtonne un peu, votre article aide beaucoup. Bonne continuation

  22. rima dit :

    Bonjour.

    Encore merci pour ce site, qui permet d’obtenir et partager des info.

    Je préfère de loin les films des studio Ghibli aux Disney car ils ne prennent pas les enfants pour des idiots ni pour des consommateurs. Ils allient le fond et la forme, permettent d’aborder des sujets complexes ou difficile pour les parents : parlez de la mort, de la sexualité, les différences, les vieux…

    Pour moi, aucun film n’est anodin, et l’enfant ne doit pas être seul face à l’écran. Tout film peut être vu s’il est accompagné d’un adulte bienveillant et ouvert. En fonction de son âge, ou plutôt de sa compréhension et de son développement. Dans Totoro par exemple la mère est à l hôpital et les héroïnes craignent qu’elle meure… un enfant de trois peut ne rien y comprendre ou y réagir violemment. Totoro peut lui même être effrayant avec sa grande bouche pleine de dents et ses rugissement donc à l’appréciation de chaque parents.

    Pour le tombeau des lucioles, mon premier mouvement serai de ne jamais le montrer à mes enfants (l esthétique est extraordinaire mais l’histoire est plus que dramatique) Avec réflexion, il me semble illogique de les en priver , on lit bien Anne Frank à l’école, ils y apprennent l’esclavagisme et la guerre.
    Je me souviens avoirs vu ce film vers 12 ans avec ma mère, j’avais adoré, je n’étais pas choquée, j’ai pris conscience de la chance que j’avais et j’avais envie d’aider les autres… ce n’est qu adulte, une fois mère que ce film m’est devenu douloureux

    Le château ambulant, mes filles de 4 et 6 ans l’on vu… elles n’ont pas le même niveau de lecture : celle de 6 est plus intéressée par l histoire d’amour, la famille recomposée, être fort ensemble pour l’Autre. Celle de 4 accroche au château. Toutes deux y ont trouvé des sujets de réflexion variés. Elles n’ont pas tout compris et moi même je n’ai suis pas sûre. En discutant ensemble nous comprenons de nouvelles choses à chaque fois !
    Haru est nettement moins effrayant que la bête (disney belle et la bête) ou l’ours de rebelle Disney.

    Mon seul conseil pour être sur que le film convient à votre enfant : regardez le avant et réfléchissez, ne céder à la pulsion !

  23. rima dit :

    J’ai oublié une question :
    ghibli a réalisé des courts métrages. …
    quelqu’un en sait il plus ?

    merci

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