Microsoft lâche Kinect

Xbox One sans Kinect

Après avoir fortement mis en avant le nouveau Kinect de la Xbox One, au point d’en faire un accessoire obligatoire vendu avec toutes les consoles et de l’annoncer comme “ne pouvant pas être débranché sinon la Xbox One ne fonctionne pas”, Microsoft a finalement décidé de changer son fusil d’épaule. Ainsi débarquera, à partir du 9 juin, une console Xbox One seule, avec juste une manette, au prix de 399€.

L’objectif est assez clair : sans cet accessoire et avec cette baisse de prix, la Xbox One s’aligne sur la PS4, il n’y a pratiquement plus d’élément différenciant les 2 consoles, à part les 2-3 jeux exclusifs, la qualité du service online et l’attachement à la marque.

Alors, est-ce que c’est une bonne nouvelle ?

Evidemment, on peut se réjouir de la baisse de prix, qui permet désormais de s’équiper d’une Xbox One pour 80 à 100€ de moins.

Mais ce revirement signifie aussi que la probabilité de voir de vrais bons jeux Kinect 2 se réduit. Car l’intérêt du Kinect vendu avec toutes les consoles, c’est qu’il garantissait aux éditeurs que chaque propriétaire de Xbox One était un acheteur potentiel pour son jeu ; il pouvait donc plus facilement mettre les moyens et l’énergie nécessaires pour faire un bon jeu. En (re)devenant un accessoire optionnel comme la caméra de la PS4, Kinect 2 a peu de chance d’être vraiment exploité, et risque de subir le même sort que le 1er Kinect – un accessoire sympa, avec du potentiel, mais finalement inexploité.

Or, c’était le principal avantage de la Xbox One par rapport à la PS4 pour le développement de jeux vidéo familiaux originaux, introuvables sur les autres consoles (voir Guerre des consoles de salon 2013 : quel choix pour le jeu vidéo familial ?).

On se retrouve donc désormais avec deux choix, pour les consoles de nouvelle génération : une Wii U au catalogue réduit, et une PS4/Xbox One qui grosso modo auront les mêmes jeux, sans réel espoir de voir débarquer d’excellents jeux basés sur la caméra à détection de mouvement.

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