[Movie Recycler] Un jour sans fin

Debout les campeurs et hauts les cœurs, n’oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui !

Pas mal de gens confondent Un jour sans fin et l’Histoire sans fin. Un peu comme ceux qui confondent le Seigneur des Anneaux et le Silence des Agneaux. Avant de poursuivre, pour éliminer tout malentendu qui serait nuisible à la juste appréciation de cet article, je rappelle donc qu’Un jour sans fin, c’est un mec avec une marmotte, alors que l’Histoire sans fin, c’est un gars avec un dragon.

Hier soir, j’ai regardé Un jour sans fin avec E. (G9). Bien que le contenu soit globalement assez inoffensif (même les scènes de suicide), j’ai attendu un moment avant de lui montrer, car l’histoire, bien qu’excellente, peut laisser indifférents (je pense) les spectateurs trop jeunes. Je me souviens encore de la première fois que j’ai vu ce film ; mon père avait loué la cassette VHS au vidéo club. J’avais été scotché par l’idée ; un mec qui se réveille le même jour à 6:00 sur I got you babe de Sonny et Cher, indéfiniment, jusqu’à ce qu’il se transforme en vrai chic type en gagnant à chaque essai des points d’XP de nice guy. Le tout sans aucune explication ni technologique ni surnaturelle. Ca a lieu, c’est tout. Génial.

Or comme tout l’intérêt du film repose sur l’appréciation de cette histoire de répétition temporelle, si on n’accroche pas, on s’ennuie pendant 2 heures. Ensuite on se dit que ce film est nul, puis on se met à détester Bill Murray. Quelques années plus tard, suite à une descente progressive dans l’échec scolaire, on entame une carrière de délinquant juvénile. Alors il vaut mieux attendre le bon moment pour montrer Un jour sans fin à des enfants, croyez moi.

Par moments, j’ai senti E. sur le point de décrocher. Les 15-20 premières minutes d’abord, avant que l’astuce du film ne soit dévoilée ; pendant cette séquence, on est dans une histoire assez peu excitante, un présentateur météo qui va dans une ville paumée pour parler d’une marmotte. Et pourtant il faut être attentif, pour apprécier la suite, la répétition des évènements, et saisir le point de départ du parcours. Deux ou trois autres séquences peuvent amener un enfant à décrocher, par ennui en raison de la répétition des scènes. Heureusement, la réalisation du film avec les ellipses parfaitement placées, et le talent comique naturel de Bill Murray même dans les scènes tristes ou romantiques, permettent de rapidement trouver une branche à laquelle se raccrocher, et rester dedans.

Sans aucun artifice technologique, zéro effets spéciaux, on obtient un excellent film familial sur le temps, à la fois divertissant et intelligent. Alors bien joué, Harold Ramis, bien joué Bill Murray, bien joué le mec qui a imaginé cette histoire.

Debout les campeurs et hauts les cœurs, n’oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui !

Pas mal de gens confondent Un jour sans fin et l’Histoire sans fin. Un peu comme ceux qui confondent le Seigneur des Anneaux et le Silence des Agneaux. Pour éliminer tout malentendu, je rappelle donc qu’Un jour sans fin, c’est un mec avec une marmotte, alors que l’Histoire sans fin, c’est un gars avec un dragon. Hier soir, j’ai regardé Un jour sans fin avec E. (G9).   Bien que le contenu soit globalement assez inoffensif  […] (etc.)

1 réponse

  1. =Don Cristo= dit :

    Je dirais même plus: ad lib.

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