Daredevil sur Netflix (c’est pas pour les enfants)

Marvel's Daredevil

Une fois n’est pas coutume, je vais parler ici d’une série qui n’est pas pour les enfants (mais alors vraiment pas). Les plus fins observateurs auront compris à la lecture de ce qu’on appelle le “titre” (c’est le texte en gros ci-dessus) que je parle de Daredevil, lancée en grandes pompes sur Netflix (exclusivement) il y a un mois.

J’ai ingurgité les 13 épisodes en environ 2 semaines (pour finir hier à 1h10 du matin), du fait du format adopté par Netflix pour cette série : tout mettre à disposition en une fois, plutôt que distiller la diffusion comme ce fut fait avec Better Call Saul, autre excellente et récente production Netflix.

Je ne m’étendrai pas sur les qualités de cette série Daredevil. Je dirais simplement que c’est une sorte de croisement génial entre Kick-Ass (le super-héros avec sa tenue bricolée, qui s’en prend parfois plein la tronche) et Dexter (l’homme de loi le jour, le hors-la-loi la nuit – qui comme Dexter sort du cadre pour régler ce que le système légal ne peut régler selon lui). Ajoutez une bonne dose de baston kung-fuesque, de nombreux flashbacks éclairant le passé des protagonistes, et un héros beaucoup plus réaliste et crédible que les Avengers, qu’on aime aussi beaucoup mais dans un autre genre (ils sont d’ailleurs vus ici de très très loin, car oui, on est bien dans le même univers et la même chronologie que dans les films Marvel récents). Le tout servi par de très bons acteurs, en particulier les protagonistes-antagonistes : Charlie Cox dans le rôle de Daredevil/Matt Murdock (parfait en avocat aveugle charismatique autant qu’en ninja urbain cagoulé) et Vincent D’Onofrio, aussi effrayant qu’attendrissant dans le rôle de Wilson Fisk, alias le Caïd.

Je vous recommande donc chaudement cette série si vous ne l’avez pas déjà vue. Soit en vous abonnant à Netflix (dont le tarif vaut de plus en plus le coup, puisque le contenu augmente chaque mois mais pas le prix), soit en vous procurant les épisodes par un moyen peu recommandable de votre choix.

Mais si j’en parle ici (puisque pour l’instant cet article est parfaitement hors-sujet), c’est parce que cette série, c’est une production Marvel. Donc Disney.

Disney Star WarsLorsque Disney a racheté Lucasfilms et Star Wars il y a deux ans et demi, on en a entendu beaucoup ricaner au fond de la classe, imaginant tout de suite que l’Episode VII mettrait en scène un Dark Vador avec des oreilles de Mickey affrontant Tic et Tac dans la Forêt des Rêves Bleus. Tout ce que Disney touche ne serait donc que du produit pour enfant de 4 ans ?

Si des preuves étaient nécessaires qu’il peut aussi sortir de toute cette histoire des œuvres ciblant d’autres catégories d’âges, cette excellente série Daredevil est un brillant exemple. Je ne la conseillerais pas avant 14 ans, car certaines scènes de baston sont vraiment violentes et explicites, et globalement l’ambiance est très sombre.

De toute évidence, Star Wars Episode VII ne suivra pas cette voie. Le film sera vraisemblablement dans le même ton que les précédents, visible par la plupart des enfants au cinéma autour de 6-7 ans sans réelle difficulté. Mais les indices donnés sur les films standalone comme Rogue One qui sortira en 2016 laissent entendre que le niveau (violence, obscurité de l’ambiance) pourrait y être plus élevé.

Est-ce bien ou non ? Le seul effet négatif que j’y vois, c’est que du coup les enfants ne pourraient pas tout connaître de Star Wars, ils ne pourraient pas voir tous les films. Pas tout de suite. A la place, ils seraient plutôt dans un parcours progressif, avec des films ou séries (comme Clone Wars ou Rebels) visibles très jeunes, d’autres 2-3 ans plus tard, d’autres au début de l’adolescence… L’effet positif, c’est que des aspects inexplorés de l’histoire, parce que trop sombres, pourraient être imaginés et exposés. Et il y aurait sans doute moins d’adultes whiners en train de se plaindre toutes les cinq minutes d’un Jar Jar Binks ou d’un Ewok trop enfantin à leur goût.

Conclusions, en vrac, car je n’avais pas vraiment de démonstration en tête, juste quelques idées :

  • Daredevil sur Netflix c’est vachement bien, mais à ne pas mettre devant tous les yeux (ajoutez quelques années à ce que vous considérez comme âge minimum pour les Gardiens de la Galaxie)
  • Marvel possédé par Disney, ce n’est pas que du PEGI3 ou PEGI7. Marvel possédé par Disney, ça peut aussi taper dans le PEGI16 ou PEGI18.
  • Il n’y a pas de raison pour que Star Wars ne suive pas un modèle similaire. Et pourquoi pas que Disney/Lucasfilms ressorte des cartons le projet de série live action maintes fois évoquées par George Lucas avant sa retraite ? Une série sur Boba Fett avec le même niveau de qualité que Daredevil, ce serait pas cool, ça ?
  • On aura donc certainement dans le futur un spectre de plus en plus large (en terme d’âges ciblés) avec les films, dessins animés et séries Marvel et Star Wars. De l’enfantin, du familial, de l’ado/adulte.

1 réponse

  1. duinhir dit :

    Oui mais… A quand un crossover marvel/starwars?

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