Trois mois avant le passage en vitesse-lumière, Chewie !

Star Wars Episode VII

Dans trois mois, les mots “Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine…” apparaîtront à nouveau sur les écrans de cinéma en ouverture d’un film inédit. La dernière fois, c’était le 18 mai 2005 ; E. (10 ans) était alors âgé de 14 jours.

Star Wars Episode VII - Perils of the New Kingdom

Le camp de ceux qui n’ont pas aimé l’annonce du rachat par Disney a imaginé les pires horreurs.

Lorsque l’annonce du rachat de Lucasfilm par Disney et de la mise en route d’une nouvelle trilogie a été faite en 2012, j’étais dans le camp de ceux qui considéraient ça comme une bonne nouvelle, tout en pensant que le temps allait sembler long jusqu’à la sortie du premier de ces nouveaux films.

Quand, fin 2014, le titre du dit film a été révélé, j’ai pensé “Encore un an à attendre, ça va être long.” Même chose à chaque sortie de bande-annonce. Et pourtant, on y est presque, déjà. Quoi de mieux que le retour de Star Wars pour conclure une année 2015 qui a gâté les amateurs de science-fiction au cinéma ?

Pour les enfants, c’est assez extraordinaire, quand on y pense. Car sans cette relance de la machine par Disney, il n’y avait plus de projets sérieux de films Star Wars. Juste quelques vagues brouillons d’un George Lucas jeune retraité. Le seul destin tangible de la saga se limitait à la télé, aux jeux vidéo et aux livres. Bien, mais pas suffisant. Car Star Wars dans une salle de cinéma, sur un écran gigantesque, avec la musique de John Williams qui fait trembler les fauteuils, et les TIE Fighters qui tourbillonnent en 7.1, c’est quand même une expérience d’un tout autre niveau.

Sans Disney donc, notre génération et celle de nos parents auraient été les seules (dans le mode de fonctionnement actuel des cinémas qui consiste à ne projeter pratiquement que les nouveautés) à avoir pu voir un film Star Wars au cinéma (je ne compte pas l’opération avortée des films en 3D, qui s’est arrêtée à l’Episode I).

Star Wars 1977Pour les autres, ceux qui ont découvert Star Wars dès l’origine en 1977 au cinéma, ou les un peu plus jeunes qui se sont contentés des diffusions télé, jusqu’à la ressortie cinéma de 1997 de la trilogie originale puis les Episodes I, II et III entre 1999 et 2005, c’est une chance de rédemption pour la saga. Car, qu’on ait apprécié les nouveaux épisodes ou non, collectivement, il ressort un sentiment mitigé. Les Episodes I, II et III n’atteindront jamais le statut d’oeuvre culte qu’ont réussi à obtenir les Episodes IV, V, VI. Il y a des tas de raisons à cela, certaines valables, d’autres non, mais peu importe, le résultat est là et ne changera pas. Ce ne sera jamais cool, pour un adulte, de porter un t-shirt Dark Maul ou Jar Jar Binks. Alors qu’un t-shirt Dark Vador ou Chewbacca, ça marche, quel que soit l’âge du porteur.

Ce que j’espère, c’est que cet Episode VII mettra tout le monde d’accord. Les puristes qui ne jurent que par la trilogie originale, et ceux qui ont aimé les six films. Que cet Episode VII redonne à Star Wars les lettres de noblesse perdues, auprès d’une partie des spectateurs, au début des années 2000.

R2D2 et C3PO, version Episode VIICar, quand on regarde avec un peu de recul les sagas cinéma sorties depuis vingt ans, y en a t-il seulement une qui arrive à concurrencer le rayonnement de Star Wars ? La campagne de propagande autour de la sortie d’Avatar en 2009 visait à le présenter comme le nouveau Star Wars, l’élève qui allait faire oublier le maître. Six ans plus tard, qui se souvient vraiment d’Avatar ? Qui porte des t-shirts avec les personnages d’Avatar ? Harry Potter aussi était candidat. C’est pas mal, Harry Potter. Mais c’est pas pour les jeunes enfants : l’histoire est trop compliquée, les derniers épisodes sont trop sombres. Et il n’y aucun robot ni vaisseau spatial. A vrai dire, je pense que la seule saga post-Star Wars capable de rivaliser, en termes d’équilibre subtil entre la respectabilité et l’appréciation par le grand public, c’est le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Mais – sans rien enlever au talent de Peter Jackson – une grande partie du mérite revient au matériau de départ aimablement fourni par Tolkien. L’univers cinématographique de Star Wars a été créé ex nihilo (certes avec de nombreuses influences – mais ni Tatooine, ni R2D2, ni les Jedi n’existaient avant d’être créés pour le cinéma).

C’est donc bien quelque chose d’unique, totalement à part dans l’histoire du cinéma. Espérons que cet Episode VII sera à la hauteur. Espérons qu’il réconciliera tout le monde. Espérons qu’il plaira aux petits comme aux grands. Pour l’instant, les bandes-annonces et les quelques indices qui ont fuité laissent imaginer le meilleur. Rendez-vous en décembre pour le verdict.

Allez, juste pour le plaisir, revoyons les, ces fameuses bandes-annonces (en français).

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